BrainScan, un pas dans la médecine du 21ᵉ siècle
Le BrainScan est un nouveau test sanguin capable de détecter très tôt les signes biologiques d’un risque de déclin cognitif. Une approche innovante de la médecine préventive qui pourrait bientôt changer notre manière de protéger notre cerveau. Article rédigé par le Dr Ariane Monnami, nutritionniste fonctionnelle et praticien certifié ReCODE 2.0
Et si une simple prise de sang pouvait révéler, des années à l’avance, que votre cerveau commence à montrer des signes de fragilité ?
Aux États-Unis, un nouveau test appelé BrainScan fait beaucoup parler de lui. Il n’est pas encore disponible en France ni en Europe, mais il illustre déjà ce que sera sans doute la médecine du 21ᵉ siècle : anticiper, mesurer et corriger les déséquilibres biologiques avant que la maladie ne s’installe.
Contrairement aux examens lourds et coûteux comme le PET scan cérébral ou la ponction lombaire, ce test repose sur trois marqueurs sanguins capables de refléter ce qui se passe réellement dans la chimie du cerveau.
Son intérêt n’est pas seulement de donner une alerte précoce : il permet aussi de suivre l’évolution au fil du temps et de mesurer les effets d’un changement de mode de vie.
En d’autres termes, BrainScan ne se contente pas de dire « il y a un risque » : il ouvre la porte à une médecine proactive, qui donne à chacun le pouvoir d’agir sur sa santé cognitive.
BrainScan, une fenêtre ouverte sur la santé de votre cerveau
Pour la première fois, un test simple à réaliser permet d’évaluer les processus biochimiques impliqués dans la dégénérescence cérébrale, bien avant l’apparition des troubles cognitifs.
Modalités pratiques
BrainScan se réalise sur une simple prise de sang.
Pas besoin d’examens lourds et invasifs comme le PET scan ou la ponction lombaire.
Trois analyses complémentaires
- p-Tau 217 : protéine anormale qui s’accumule dans les neurones au tout début du processus Alzheimer. C’est l’un des marqueurs les plus spécifiques et les plus précoces de la maladie., un véritable signal d'alarme qui peut s’allumer dix à quinze ans avant les premiers troubles de mémoire.
- NfL (Neurofilament light) : reflète des dommages aux cellules nerveuses, quelle qu’en soit la cause (traumatismes crâniens, maladies vasculaires, processus dégénératifs…).
- GFAP (Glial Fibrillary Acidic Protein) : indicateur d’une inflammation et d’une réparation en cours dans le cerveau, différente de l’inflammation générale mesurée par la CRP ou la VS.
Fiabilité reconnue
D’après le Dr Dale Bredesen, ce test atteint une fiabilité comparable à l’IRM volumétrique ou à la ponction lombaire. Mais sans l'exposition aux rayons X et surtout, sans le côté invasif de la ponction lombaire que les patients redoutent tant !
Disponibilité et coût
Pour l’instant, BrainScan est uniquement disponible aux États-Unis.
Son coût est d’environ 799 dollars et il n’est pas pris en charge par les assurances, même américaines.
Pour en savoir plus
Le Dr Dale Bredesen et Julie G. expliquent en détail le fonctionnement et l’intérêt de ce test dans une vidéo disponible sur YouTube :
Voir la vidéo de présentation par le Dr Bredesen
Pourquoi j’ai décidé de partager cette information ?
Pourquoi parler d’un test qui n’est pas encore disponible en France ?
Parce qu’il illustre une nouvelle façon de penser la médecine : anticiper au lieu d’attendre l'installation de la maladie.
Savoir c’est pouvoir
Avec l’équipe d'Elfy.Life, nous partageons totalement cette réflexion de Julie G. dans la vidéo ci-dessus : “Savoir, c’est pouvoir.”
Le BrainScan ouvre la voie à une médecine où le patient devient acteur et expert de sa propre santé :
- Il ne subit plus un diagnostic brutal posé tardivement.
- Il peut identifier des "signaux faibles" bien avant l'apparition des symptômes.
- Il dispose d’outils concrets pour suivre ses progrès.
Cette approche correspond à ce que recherchent de plus en plus de personnes, notamment après 50 ans :
- des informations fiables, compréhensibles,
- des moyens accessibles pour évaluer leurs paramètres de santé,
- et la possibilité de prendre les bonnes décisions avant qu’il ne soit trop tard.
Parallèle entre BrainScan et indice HOMA
- Le BrainScan n’est pas un diagnostic de maladie d’Alzheimer constituée.
- Exactement comme l’indice HOMA n’est pas un diagnostic de diabète, mais un marqueur d’insulinorésistance.
Les similitudes entre les deux tests :
- ils permettent d’identifier des processus biochimiques réversibles avant qu’ils ne deviennent une maladie,
- ils donnent un signal d’alarme précoce :
- BrainScan pour dépister un “pré-pré-pré-Alzheimer”
- HOMA pour dépister un “pré-pré-pré-diabète”,
- ils permettent de suivre l’évolution dans le temps :
- aggravation si l’on ne fait rien,
- amélioration si l’on met en place les bonnes stratégies.
- ils peuvent être réalisés en autonomie, et en toute confidentialité, dans une démarche de patient expert
- Vous pouvez d'ailleurs trouver sur ce site des explications et un calculateur pour interpréter votre indice HOMA,
- Quant au BrainScan, les résultats sont accompagnés d'un dossier d'interprétation complet.
La polémique autour du BrainScan
Coût et absence de remboursement
Effectivement, le BrainScan a un coût : environ 799 dollars, (≈ 740–750 €)...
Et il n’est pas pris en charge par les assurances…
Mais ce coût est à comparer avec :
- le prix d’un séjour en EHPAD : 2 500 à 3 500 € par mois (souvent plus en région parisienne), soit 30 000 à 40 000 € par an,
- et surtout au coût humain de la maladie : perte d’autonomie, rupture des liens familiaux, charge émotionnelle pour l’entourage.
Vu sous cet angle, le coût du BrainScan reste un investissement minime.
Aspect émotionnel et psychologique
Pour résumer le discourt de ses détracteurs :
“Faut-il réaliser un test qui permet de décèler à l'avance une maladie grave alors qu’il n’existe rien à faire pour empêcher la maladie ?”
Dans la vidéo, le Dr Dale Bredesen explique que le BrainScan est souvent comparé au test prédictif de la maladie de Huntington.
Je peux vous dire que c’est un sujet que je connais bien, puisque c’est le thème de ma thèse de médecine soutenue en 1985 :
“Le conseil génétique dans la maladie de Huntington, difficultés et conséquences éthiques d’une médecine prédictive.”
Et les deux situations sont très différentes :
La maladie de Huntington est une maladie génétique : tous les porteurs du gène finissent par la développer, tôt ou tard. Et quarante ans après ma thèse, il n’existe toujours aucun traitement.
Avec le BrainScan, la logique est tout autre :
Ce test permet de dépister très en amont des processus biochimiques perturbés, pouvant potentiellement conduire à une maladie d’Alzheimer.
Ce qui laisse au contraire tout le temps et le loisir de mettre en place une stratégie de prévention efficace.
Alors OUI, il n’est jamais agréable d’apprendre que notre cerveau présente des signes de déséquilibre biochimiques pouvant conduire à une maladie grave.
Mais si cette “mauvaise nouvelle” nous permet d’agir, de changer nos habitudes et peut-être de modifier le cours de notre existence…, franchement, je pense que cela vaut la peine !
Pourquoi je pense que ce test est utile et important ?
Pour moi, l’intérêt majeur du BrainScan est qu’il redonne le pouvoir au patient.
Il ne s’agit pas d’attendre que la mémoire flanche pour commencer à s’inquiéter.
Il s’agit de détecter des signaux biologiques bien plus tôt et de se donner une vraie marge de manœuvre.
Ce test s’inscrit dans une médecine où chacun peut devenir expert de sa propre santé :
- comprendre ce qui se passe dans son cerveau,
- identifier les facteurs qui perturbent sa biochimie,
- agir de manière personnalisée pour corriger ces déséquilibres.
On sort ainsi de la médecine “attentiste”, qui constate les dégâts une fois la maladie installée, pour entrer dans une logique proactive : mesurer, comprendre, agir, suivre.
Et c’est exactement cette démarche que je défends : aider chacun à reprendre les commandes de sa santé cognitive, avec des outils fiables et une information claire.
Du “Si” au “Pourquoi” : une nouvelle manière de penser la prévention
Dans sa présentation, le Dr Dale Bredesen insiste sur les questions qui se posent après réception des résultats :
- Que faire Si mon test est positif ?
- Mais surtout Pourquoi ?
- Et même plus loin encore, rechercher “les Pourquoi des Pourquoi”
Autrement dit, il ne suffit pas de constater qu’un biomarqueur est anormal.
Il faut rechercher les contributeurs personnels qui expliquent cette anomalie :
- insulinorésistance,
- apnée du sommeil,
- inflammation chronique,
- exposition aux toxiques,
- carences nutritionnelles,
- infections chroniques.
Et, pour chacun de ces contributeurs, creuser plus loin pour comprendre la cause de la cause.
C’est exactement la démarche que je propose à travers le bilan de Santé Cognitive : un parcours structuré qui permet d’identifier vos facteurs de vulnérabilité et de bâtir une stratégie de prévention sur mesure.
Le BrainScan, dans ce cadre, n’est pas une fin en soi : c’est un point de départ pour aller chercher les réponses adaptées à chaque personne.
En attendant le BrainScan : ce que l’on peut déjà mettre en place
Même si le BrainScan n’est pas encore accessible en Europe, il nous donne une direction claire : ne pas attendre que la maladie d’Alzheimer soit installée pour agir !
Nous savons déjà qu’il existe des leviers efficaces pour protéger et entretenir notre cerveau
- prendre soin de son équilibre métabolique (éviter le surpoids, contrôler la glycémie),
- pratiquer une activité physique régulière, adaptée à son âge et à sa condition,
- optimiser son alimentation (qualité des graisses, apport suffisant en protéines, réduction des sucres rapides),
- veiller à un sommeil réparateur,
- réduire les sources d’inflammation (tabac, alcool, pollution intérieure, stress chronique),
- stimuler son cerveau par l’apprentissage et la curiosité intellectuelle.
Ces actions sont disponibles dès aujourd’hui.
Et demain, grâce à des tests comme le BrainScan, nous pourrons en mesurer leurs effets et ajuster les stratégies.
C’est cette vision de la médecine que je défends : une médecine précise, proactive, personnalisée.
Une médecine qui donne à chacun le droit de savoir et la possibilité d’agir.
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